été…hivernal
sentence
andré s’éteint
la gentillesse faite homme...
absence
la bulle de demoiselle bulle
a dit…c’est pas le moment
essence
la bulle de chris
a dit…ttention mam je m’décolle…
et cerise
manon fait une fugue…
pas en la mineur…non
une de celle
qui la pousse sur les routes
à la merci de tous…
frêle esquisse
allo papa
ouiiiii
après deux jours d’angoisse !
suis partie à la recherche
de tokio hôtel
et là
suis loin
j’ai plus de sous
et j’ai peur !
reste ou tu es…j’arrive !
et la vie continue
et j’aimerais
que mon été s’estivalise…
trompette georges c
je t’aime
définitivement je t’aime
je te porte
ton sang est en moi
je t’aime
dans ce grand tri
commencé il y a trois ans
j’ai retrouvé tes lettres
adressées à ma mère…
j’ai retrouvé les itinéraires
de nos voyages
de nos aventures
commentés avec humour
et amour
trompette georges c
nous nous sommes mal connus
et reste en moi
cette frustration de n’avoir vécu
avec toi
qu’une adversité farouche
que seule l’adolescence peut engendrer
j’ai découvert
le jeune homme amoureux
de demoiselle biolichonne
lui expliquant ses rêves
ses désirs
et signant
ton georges qui t’aimera toute la vie
elle fût courte cette vie
en partant
tu n’as cessé de lui déclarer ton amour
trompette georges c
coeur pur
définitivement
je suis en paix avec toi
je t’aime
et j’aime à penser
que cet amour était…est partagé…
il s’endort
et je vis
il s’endort
je ne m’en réjouis pas
non
je vis
il s’endort
alors je peux entrer dans l’eau
y nager
apprécier…la fraîcheur
il s’endort
et pour la première fois
je peins mes ongles de pieds
et porte des sandales
il s’endort
je vis
je ris
avec elles
avec eux
pas comme avant…non
je ris apaisée
nous nous sommes tout dit
il s’endort…
maman ?!
ai vu pitite fille…
ah oui…ou ça
là ! dans la maiyon de papamaman
ah oui ?
vi maintnant est pus là…patie…
ah oui…elle est où ?
au parc, au pa(r)king
ah bon ! et comment s’appelle t-elle ?
belle la coccinelle
il n’était pas au courant
que ses parents attendaient le troisième…
depuis
nous attendons belle la coccinelle
et si c’est un coccinellon
nous lui raconterons que pendant l'attente
il portait un surnom particulier...
quand j'attendais sa tante
le toubib m'avait dit que le bébé avait la grosseur
d'un pamplemousse...
pas traumatisée pour deux ronds !
au milieu
d’une discussion décousue
ou les verbes n’épousent pas les sujets
ou un mot éructé
devient pâle attaque…
éclair de lucidité !
j’ai toujours admiré ton impertinence…
… !!!
oui...depuis toujours
tu n’as pas l’impression que c’était mon bouclier ?
… !!!
oui j’ai eu ce besoin
de le revoir
juste constater
qu’il ne peut plus nuire
retrouvé aussi
dans une petite valise en carton
refuge d’une vie en photos
la sienne...pas la mienne
retrouvé aussi
la photo du jour
la sortie de l’eau
avoir eu plus de cinquante ans
une image dans la tête
un flash
sans arriver à saisir
la réalité
et retrouver ainsi
au hasard d’un tri
l’instant…le moment
en noir et blanc
et si…
une seule femme
un seul homme
portait la flamme…
sans protection
juste une seule personne
sans toute cette provocation…
sans policiers
sans protection
et le journaliste de dire
nous sommes journalistes
et le policier de répondre
je m’en fous des journalistes…
et ce matin
yvoire a hissé le drapeau tibétain
devant la mairie
merci jean-claude
merci à son équipe aussi…
ils ne sont pas frère et sœur…non
ni cousins…rien
rien ne les relie
seulement un lien d’amitié passant par moi…
elle est ma fille
il est mon ami
il est son aîné de quelques années
et pourtant ils ont…
je cherche
car je n’arrive pas à trouver le nom
est-ce un concours de circonstances ?
un destin ?
une vie…une même vie
leurs enfants sont arrivés ensembles
quentin et hugo
ensuite
noa et valentine
et puis
dans une même période
séparation douloureuse de part et d’autre
même douleur
même attente
même pansement
et la vie revient…re bonjour l’amour
même période
même élan
ils reconstruisent
chacun de leur côté
et puis
reclash
en même temps !
pas de concertation
pas de mimétisme
ils se rencontrent rarement
et là
mon téléphone m’apprend
qu’il y a eu explication sérieuse
chacun de leur côté
et que tout repart
pour la vie et plus…
et là
ce matin
le calme après la tempête
je réunis ces similitudes…
est-il le fils
que j’ai refusé d’avoir
pour raisons confuses… ?
mai 68
mort de mon père
libération
et vlan maman
je suis enceinte !
non je ne le garderai pas
trop jeune
trop emberlificotée dans les démons
que des adultes m’avaient mis dans le coeur
est-il ce fils…cette âme
que je n’ai jamais oublié…
est-ce par le biais d’une amitié
qu’il m’a retrouvée
qu’il m’est revenu ?
je ne me sens pas sa mère
il en a une et je ne cherche pas à la remplacer…
il est mon ami précieux
le presque jumeau de ma douce…
te caches pas derrière un crayon !
tu en souffres
oui…mais je les protège !
c’est pas ton rôle
ton rôle c’est de vivre ce que tu as à vivre
une vie d’homme libre
au grand jour
à eux de se protéger
à eux de réfléchir
à eux de te suivre…ou non !
…
*
et je les écoute
et j’entends le petit menacer le grand…
c’est pas toujours le grand qui gagne
le petit a un sacré gabarit…
j’essaie de m’immiscer
que se passe t-il ?
et le grand de me répondre
ce n’est rien mamy c’est des histoires d’enfants !
royale remise en place
toute en douceur
d’un petit garçon qu’on essaie
de ne pas inclure dans des querelles d’adultes…
*
et mon ptit noir est de retour
une semaine après…
il a dû passer sa semaine enfermé
dans une maison de week end
il est tout maigre !
hier…alors que nous nous promenions
tenor lui et moi
arrivés à la hauteur d’une maison fermée
il est venu à mes pieds
et le reste de la promenade s’est fait
dans mes bras…
non
ne galope pas
le pas conviendra
juste deux doigts
une voix douce
douce
à hurler les ordres
désordres !
rangement ?
non
ne range pas
ne compte pas non plus
pas de compas
loin celui-ci…
un grand écart ?
oui…si je veux !
et toi l’ange blond…
subis
sans comprendre
sans recul…aucun
trop jeune
trop candide
vis ce que tu dois vivre
il n’en a rien à battre…
subis mon bel amour
abreuve toi
à l’amour des tiens
use nous amour…
on trompette...